Dès ses origines liées à l’élan du Front populaire au milieu des années 1930, le tourisme social s’est fixé pour tâche de rendre effectif le droit aux vacances et l’accès à un tourisme de qualité pour le plus grand nombre, y compris  les classes sociales aux revenus modestes. Il vise notamment les familles, les retraités, les jeunes et les handicapés. Les villages vacances (comme  Chadenas) ne sont qu’un des nombreux visages du tourisme social : auberges de jeunesse et gîtes ruraux, colonies de vacances, séjours linguistiques pour les jeunes ou voyages de groupe pour les retraités sont autant de dispositifs qui œuvrent dans le même sens.

Récemment, de nouvelles ambitions sont venues se rajouter aux valeurs initiales : le tourisme social vise dorénavant à l’équité et à la solidarité avec les populations d’accueil. Les « visités » doivent avoir accès à leurs propres ressources touristiques et bénéficier des retombées du tourisme, tout en veillant à ne pas dilapider ces mêmes ressources : on est loin d’un tourisme de masse envahisseur et spoliateur.

Le tourisme social devient donc  à la fois un facteur d’intégration sociale et culturelle et un facteur de développement, entendu comme épanouissement individuel et collectif. Le tourisme social, et notamment le tourisme associatif, bénéficie de l’aide et de l’appui de l’Etat par le biais de programmes d’aide à la pierre (prêts aidés…) ou à la personne (bons vacances, chèques vacances, bourse solidarité vacances, tarifs en fonction du quotient familial…).